Old School Death Metal

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L''Old School Death Metal (OSDM) désigne le death metal dans sa forme originelle, telle qu''elle fut forgée à la fin des années 1980 et au début des années 1990 aux États-Unis, principalement en Floride et à New York, avant de se propager en Suède où une scène distincte et tout aussi influente allait éclore. C''est à partir du thrash metal que les premières formations ont poussé les curseurs de l''agressivité, de la vitesse et de la brutalité vers de nouveaux horizons, avec le groupe Possessed — et leur album Seven Churches de 1985 — souvent cité comme l''acte de naissance du genre.

Musicalement, l''OSDM se reconnaît à ses guitares accordées très bas et saturées, ses riffs mid-tempo ou rapides souvent dissonants, ses vocaux growlés ou hurlés issus de la tradition extreme metal, et une production délibérément crue qui contraste avec le son numérique et aseptisé du death metal technique apparu dans les années 1990. Les structures de compositions restent directes et efficaces, moins soucieuses de virtuosité que d''impact viscéral. Le studio Morrisound Recording à Tampa est devenu le lieu de pèlerinage de nombreux groupes cherchant à capturer ce son indéfinissable. L''OSDM entretient des liens étroits avec le Death Metal contemporain, le Doom Metal et le Black Metal, partageant avec eux une esthétique macabre et une quête de l''extrême.

Les formations fondatrices du genre — Death, Morbid Angel, Obituary, Entombed, Deicide, Autopsy — restent des références absolues pour comprendre l''ADN de l''OSDM. Sur la scène contemporaine, des groupes comme Repulsive Vision et Mouflon perpétuent cette esthétique crue et primitive, fidèles aux canons esthétiques et sonores de la période originelle, en refusant les productions trop léchées et les artifices numériques.

Sur FestT, l''Old School Death Metal apparaît dans 2 festivals, des événements metal extrême où il côtoie le Crossover Thrash, le Blackened Thrash Metal et d''autres sous-genres heavy metal. La relative rareté de sa représentation dans les programmations de festivals reflète la nature underground et fidèle à ses origines de cette esthétique, qui préfère les petites salles et les fanzines aux grandes scènes.